jeudi 7 janvier 2010

père et fils




Naguère éprise d'un bleu cottencin
je crois en toi à toujours

mise à part celle-ci
nos plus belles oeuvres sont à venir
de nuit et de jour
tes couleurs se déploient

je connais aussi 
le pourpre l'or et l'ivoire
de la maternité
les fontaines coulent ensemble
le sang et l'urine
avec le lait :
sublime!

et les larmes de joie
devant toute créature nouvelle
à dire vrai 
plus le temps s'écoule
plus je m'incline
si tout resplendit 
je dis merci
pour l'avoir vu


5 commentaires:

Diane a dit…

Trizay transfigure le quotidien, j'ai honte parfois de l'oublier dans une contrariété, une contrainte horaire, une angoisse passagère. Oubli fou!

Voilà c'est ton cadeau de retour, un triptyque d'amour, j'espère qu'il te plaît.

Je ne savais pas du tout ce que j'allais choisir ni écrire. Toutes ces photographies auront un an dans une semaine près et tout s'impose sans volonté.

Que la nuit te soit douce et bienveillante...Patrick

Fugitive a dit…

Chers amis,

De douceur et d'émotion, toujours, Diane, Patrick et Colibri. Ces photos vous ressemblent : lumière, finesse, tendresse. Vous me manquez...

patrick a dit…

Chère Fugitive, comme il m'est doux de lire, tes mots posés comme tes pas dans la neige.
Leurs craquements dans l'épaisseur du silence, la beauté du paysage, le temps arrêté dans la glace des branchages, puis les traces sur le sol et d'autres paysages...
Tout est beau et calme, merci pour tes mots posés là, tout prés.
Toi aussi, tu nous manques.
Patrick

dom a dit…

la neige a fondu,la nature est au ralenti, un rayon de soleil éclaire ces prés humides,ces arbres frileux, et j'aime me hâter dans le logis et me réconforter d'un crépitement dans la cheminée.
la paresse de faire des kilomètres et l'envie d'aller vous embrasser, qui va l'emporter ? après tout , peu importe, ce sentiment d'amitié si pur et si profond me cramponne toujours.
à bientôt

michelgonnet a dit…

De bien belles images qui "parlent" là où se fait le Silence.

michel.