
combien de fois mon coeur s'est élancé
hors d'un pays que j'aime
et ne reconnaissais plus
les déracinés viennent en ville
qui ne sont plus ni d'ailleurs ni d'ici
agressifs ou apathiques
souvent victimes autoproclamées
devenue étrangère à ma propre cité
chagrinée au quotidien de voir
ceux qui reçoivent cracher
les insultes et les plaintes
j'ai connu l'exil
à deux pas de mon lieu de naissance:
ne plus voir ce qui est positif
sous l'exaspération et la pression
du silence imposé
depuis combien de temps n'avais-je pas vu
simplement un garçon et une fille
un grand-père et un petit
main dans la main?
un peu d'amour
oser le plein jour
j'ai pris le bus
jour après jour
année après année
bien résolue
à ne pas voir ni entendre
les rictus et la musique trop forte
et les gros mots
guettant la sortie dans un éternel qui-vive
le coeur navré
par des bandes
de capuchons
toujours à l'affût
prêts à se ruer puis à s'éparpiller
je savais déjà qui serait la victime
le gentil à lunettes
ou la coupable d'élégance
le fragile et le gracieux
le bon sens
le simple constat
sont politiquement incorrects
en certains lieux
entre utopie criminelle
et démagogie courante
désormais
mon coeur est en Vendée
je peux rêver et vivre
créer et rire
tout à mon aise
je peux écouter
les pierres et les rivières
retrouver avec une joie d'enfant
les sourires des passants
les chevaux les moulins
combien de fois j'aperçois
de retour dans la nuit
les lapins qui s'enfuient
dans les phares
quand nous rentrons à l'abbaye
pouvoir se plonger
hors du temps et sortir sans souffrir
pour partager
avancer ensemble
dans un pays qui te ressemble
enfin
et sur lequel à notre tour
nous allons veiller
avec amour
comme une maman
sur ses enfants
hors d'un pays que j'aime
et ne reconnaissais plus
les déracinés viennent en ville
qui ne sont plus ni d'ailleurs ni d'ici
agressifs ou apathiques
souvent victimes autoproclamées
devenue étrangère à ma propre cité
chagrinée au quotidien de voir
ceux qui reçoivent cracher
les insultes et les plaintes
j'ai connu l'exil
à deux pas de mon lieu de naissance:
ne plus voir ce qui est positif
sous l'exaspération et la pression
du silence imposé
depuis combien de temps n'avais-je pas vu
simplement un garçon et une fille
un grand-père et un petit
main dans la main?
un peu d'amour
oser le plein jour
j'ai pris le bus
jour après jour
année après année
bien résolue
à ne pas voir ni entendre
les rictus et la musique trop forte
et les gros mots
guettant la sortie dans un éternel qui-vive
le coeur navré
par des bandes
de capuchons
toujours à l'affût
prêts à se ruer puis à s'éparpiller
je savais déjà qui serait la victime
le gentil à lunettes
ou la coupable d'élégance
le fragile et le gracieux
le bon sens
le simple constat
sont politiquement incorrects
en certains lieux
entre utopie criminelle
et démagogie courante
désormais
mon coeur est en Vendée
je peux rêver et vivre
créer et rire
tout à mon aise
je peux écouter
les pierres et les rivières
retrouver avec une joie d'enfant
les sourires des passants
les chevaux les moulins
combien de fois j'aperçois
de retour dans la nuit
les lapins qui s'enfuient
dans les phares
quand nous rentrons à l'abbaye
pouvoir se plonger
hors du temps et sortir sans souffrir
pour partager
avancer ensemble
dans un pays qui te ressemble
enfin
et sur lequel à notre tour
nous allons veiller
avec amour
comme une maman
sur ses enfants
6 commentaires:
Une mouette des bords de mer est venue te chercher en région parisienne.
Nous la découvrons mieux en agrandissant ta photographie...
C'est encore une belle région, partout où l'eau coule, l'espoir navigue sur les flots, la vie se renouvelle, la mer purifie l'eau, le vent lave les pensées, l'Amour est en route.
Que c'est beau, ma Diane adorée, tes photos sont d'une fraîcheur et tes poèmes d'une profondeur, celui-ci est très émouvant, je te ressens à travers tes mots, les vibrations, cette énergie qui m'est si familière, je suis tout près, tu le sais ... C'est un texte blessé au début et apaisé et serein à la fin . Je ne veux que ton bonheur à toute heure, au quotidien la chaleur de ton affection en écho à la mienne, c'est si doux, si merveilleux ... tendresses . Gros bisous .
ta Liza
Bonjour Diane
Des mots posés comme les lames de l'océan qui tuent et emportent vers les abîmes et les récifs ,j'entends les craquements de ton âme qui hurle....et fracassent hommes et femmes c'est le ressenti du début de ton texte .
Puis le calme et la sérénité l'océan est joyeux les mouettes chantent, les algues te font des cheveux verts tu es heureuse Diane
ton texte est magnifique et mirifique j'aime j'aime ce que tu écris je te découvre également petite fille des arts
bonne promenade avec Titi prend l'air vivifiant de la campagne apaise toi c'est beau
je t'envoie douceur et tendresse
Didier
chère Diane
merci pour vos mots à la maison... ne craignez rien "mémoire du silence" reste visible encore un temps pour une durée indéterminée... j'ai simplement bloqué les commentaires... car mener 4 blogs de front me serait difficile...
je vous embrasse et vous souhaite pour 2010 de la joie, du bonheur, de la tranquillité et plein plein plein de belles rencontres dans votre belle abbaye en compagnie de vos deux hommes que j'embrasse également...
Bonne et belle et douce année à vous trois ! Avec tendresse...
Je viens ici souhaiter à vous trois une bonne année pleine d'amour de joie, de paix et aussi de création artistique. Je vous embrasse de tout maon coeur.
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